Petite visite guidée : les réseaux en action, quartier par quartier
1. Le secteur Centre-Neuhof : le “moteur” historique
Ici, on trouve la fameuse centrale du Rohrschollen. Elle alimente une bonne partie du cœur de Strasbourg grâce à la valorisation énergétique des déchets ménagers. Pour faire simple : ce que nous mettons à la poubelle alimente un four géant, la chaleur qui s’en dégage chauffe de l’eau, qui part ensuite dans le réseau de chaleur – 40 000 foyers bénéficient de cette énergie autrement perdue (strasbourg.eu).
2. La chaufferie biomasse de la Meinau : chauffage version bois local
En 2016, la plus grande chaufferie biomasse de France a été inaugurée à la Meinau, bien cachée derrière le stade. Avec plus de 75 000 tonnes de bois par an, principalement des résidus issus de la sylviculture alsacienne et de l'industrie du bois, elle fournit à elle seule 25% de la chaleur du réseau central (source : Energies Strasbourg).
- Moins de CO₂ qu’avec le gaz ou le fioul
- Un bois certifié “gestion durable des forêts”
- Des emplois non délocalisables
Voilà une façon concrète de rendre visible la filière bois alsacienne, à deux pas des pistes cyclables.
3. Souffelweyersheim, Hoenheim : la géothermie à l’alsacienne
Depuis 2021, ces communes du nord de l’Eurométropole s’ouvrent à la géothermie profonde (pour les curieuses : l’eau chaude est prélevée à plus de 2 500 mètres de profondeur). À terme, plus de 10 000 habitants seront chauffés sans aucune combustion. C’est un pari audacieux et surveillé, notamment pour éviter les séismes induits, mais c’est aussi une solution de très long terme, saison après saison.
4. Projets à l’Est : quand l’incinérateur de déchets s’agrandit
La centrale d’incinération va s’agrandir pour augmenter de 50% sa capacité à alimenter le réseau en chaleur “récupérée”. Elle couvrira de nouveaux quartiers comme la Robertsau – pile là où de nouveaux logements sont attendus (source : Eurométropole de Strasbourg, 2023).