Des choix politiques guidés par le terrain : quelques exemples strasbourgeois
Lutter contre les îlots de chaleur
En 2019, la canicule a été un électrochoc. Les relevés de température montraient des écarts de près de 8°C entre certains quartiers très bétonnés et d’autres plus verts comme le parc de l’Orangerie (Source : Atmo Grand Est, 2020). Conséquence directe : la création du “Plan canicule urbaine” à Strasbourg, qui vise à accélérer la végétalisation autour des écoles, déminéraliser les places et encourager les toits végétalisés (coucou les potagers collectifs de la Coop !).
Priorité à la santé : zones à faibles émissions (ZFE)
Voilà un sigle qu’on voit un peu partout depuis 2022. La ZFE limite l’accès des véhicules les plus polluants (Crit’Air 4 et 5) à tout le centre et une partie de la couronne strasbourgeoise. Décision prise à la lumière des 10 % de la population strasbourgeoise exposée à des niveaux de NO2 supérieurs aux seuils recommandés par l’OMS (Source : Rapport ZFE, Eurométropole 2022).
Bon à savoir : la cartographie des seuils de pollution est actualisée chaque semaine pour ajuster, si besoin, les périmètres des restrictions. C’est de la “donnée vivante”.
Des quartiers à apaiser – et à équiper
Depuis 2018, Strasbourg teste les “quartiers à circulation apaisée” : ralentisseurs, élargissement des trottoirs, pistes cyclables en site propre. Les zones choisies ne le sont pas seulement au hasard : elles sont basées sur une combinaison de données bruit, accidents, et nombre d’enfants scolarisés. Saint-Joseph, Neudorf, Port-du-Rhin ont vu leurs transformations ainsi pilotées, après consultation des riverains (Source : Ville de Strasbourg, concertation 2020-2021).