Tram, bus, TER : les transports en commun ne cessent d’innover
Le tram est un peu la fierté locale (j’ai une tendresse particulière pour le design joyeux de certaines rames). Strasbourg fut la première grande ville française à réintroduire le tramway, dès 1994, et le résultat se voit : six lignes dans l’agglomération, 64 km de rails, et plus de 130 millions de voyages par an (source CTS).
Mais la nouveauté de ces dernières années, ce sont les bus en site propre (des couloirs réservés, pour aller plus vite), les minibus électriques dans les quartiers moins denses, et les réflexions sur des lignes express “métropolitaines” pour desservir les petites communes (voir le projet de “tram-train” vers Wolfisheim ou Vendenheim).
En bonus, la part des bus qui roulent au gaz naturel est passée à 47% du parc (données CTS 2023), et la transition vers des véhicules électriques, voire à hydrogène, est lancée. L’objectif de la collectivité ? Un parc 100% décarboné d’ici 2035.
- Tarifs solidaires : Depuis 2021, les abonnements sont gratuits ou très réduits pour les moins de 18 ans selon le quotient familial, et plusieurs expérimentations de gratuité ponctuelle ont eu lieu lors de pics de pollution.
- Accessibilité : De nouveaux arrêts adaptés à tous les publics, y compris personnes à mobilité réduite
Tout ça aide, doucement mais sûrement, à réduire la place de la voiture solo, tout en offrant des alternatives fiables et régulières – une nécessité quand l’ambition est de diviser par deux les émissions du transport d’ici 2030 (objectif du Plan Climat de l’Eurométropole).