Trois leviers clés : où est-ce que ça bouge vraiment ?
1. Se déplacer autrement : le vélo, le tram… et la marche
Un chiffre qui fait sourire : 580 km de pistes cyclables dans l’Eurométropole, record français (source : FUB, Fédération des Usagers de la Bicyclette). Résultat, le pourcentage de trajets domicile-travail faits à vélo dépasse 16% à Strasbourg même : c’est deux à trois fois plus qu’à Lyon ou Lille.
Côté tram, l’extension vers le nord (Robertsau et au-delà) va permettre d’alléger encore le trafic auto (prochaines livraisons 2027 et 2028). Mais les vrais héros, ce sont les “marcheurs” : 32% des trajets intra-muros se font… à pieds ! (Source : Enquête Mobilités Eurométropole 2023.)
2. Adieu fioul, bonjour solaire : la transition énergétique du quotidien
Ça bouge côté solaire : Au Port du Rhin, 76 000 m² de panneaux installés sur le toit du marché-gare (plus grande centrale solaire publique du Grand Est à ce jour). Même chose sur les parkings de la Meinau. Et pour l’anecdote, même certaines églises et ateliers d’artiste installent des micro-panneaux partagés (association Résidence du Soleil).
Idem avec la géothermie profonde : le doublet du port Sud chauffe déjà plus de 20 000 logements, presque 10% du total strasbourgeois. (Source cité : SIGEIF et Eurométropole, données 2023.)
3. Manger engagé et local : la révolution discrète des assiettes
Un sujet moins bruyant : l’alimentation. On trouve désormais 11 fermes urbaines ou jardins partagés soutenus par la collectivité, du Neuhof à Koenigshoffen. La restauration collective, elle, se convertit vite : dans les écoles publiques, le “sans viande un jour par semaine” devient la norme, et une cantine centrale 100% bio a ouvert à Schiltigheim en 2022.
De plus en plus d’associations, comme “Les Champs du Possible” ou le collectif “La Canopée”, distribuent des paniers de légumes produits à moins de 30 km du centre-ville. Petit clin d’œil, les marchés de quartier proposent aujourd’hui presque 65% de produits en circuit court.