Nos réponses aux sollicitations

Plusieurs collectifs nous demandent de nous positionner sur les sujets qu’ils les préoccupent. Voici nos réponses à ces différentes sollicitations.

> SOLLICITATION <

Nous sommes tout à fait convaincus de l’intérêt de soutenir l’agriculture biologique dans le Grand Est, trop marquée par les grandes cultures spécialisées et l’usage des pesticides. Nous voulons favoriser une agriculture proposant une alimentation saine et locale pour ses habitants, favoriser l’emploi qui va de pair avec le développement d’une agriculture familiale, et protéger la biodiversité bien mise à mal dans le modèle agricole actuel, ainsi que les ressources en eau.

C’est pourquoi nous apportons notre soutien à la pétition de BIO GRAND EST et souscrivons tout à fait aux mesures que vous portez.

Dans notre programme pour la CeA et en cohérence avec ses attributions, nous exprimons notre volonté de soutenir l’agriculture biologique et locale par la commande publique et d’agir pour une restauration saine en augmentant la part des produits bios et locaux cuisinés sur place dans les EHPad et les collèges qui relèvent de nos compétences.

> SOLLICITATION <

Les enjeux de la maîtrise du numérique et des technologies doivent être perçus et compris par les élèves et futurs citoyens. Si nous sommes attachés à l’éducation au numérique, nous resterons très vigilants quant à la manière dont il est et sera déployé dans les collèges de la CEA. Nous sommes sensibles aux arguments du Collectif Attention concernant les risques liés à la surexposition aux écrans chez les enfants et les adolescents, à fortiori dans le milieu scolaire.

Les représentants de parents d’élèves et les enseignants que nous avons rencontrés nous ont également alertés sur les effets néfastes du lycée 4.0, tant sur les conditions d’apprentissage des élèves que sur les conditions d’enseignement des professeurs.  C’est pourquoi nous nous opposons à la dématérialisation des enseignements et au remplacement systématique des manuels papiers par des manuels numériques. Nous défendons la nécessité d’un débat démocratique au sein de la société sur l’usage du numérique en milieu scolaire, et nous comptons faire remonter cette problématique aux instances nationales et aux groupes parlementaires  de nos partis respectifs afin qu’ils s’en saisissent.

Nous sommes néanmoins conscients des enjeux liés à la fracture numérique, c’est pourquoi nous proposons dans notre programme pour la CeA différents moyens de rendre accessibles à tous les élèves la maîtrise et l’utilisation de l’outil informatique, notamment en mettant à niveau les équipements informatiques des collèges et en demandant l’accès aux salles informatiques des collèges en dehors du temps scolaire.

> SOLLICITATION <

La résolution de la crise de la démocratie représentative que traversent notre pays et notre département est au cœur de nos préoccupations.  Pour faire face à cette crise démocratique, nous avons différentes propositions phares pour que la CeA soit plus proche des citoyens.

Nous voulons :

  1. Organiser régulièrement des «Consultations Locales » sur les dossiers structurants de la CeA
  2. Développer des forums participatifs à l’échelle des cantons rassemblant habitant·e·s, élu·e·s et professionnel·le·s de terrain
  3. Créer un droit d’interpellation citoyen du Conseil d’Alsace par pétition
  4. Instaurer un Conseil Économique Social et Environnemental départemental pour impliquer tous les acteurs locaux (citoyen·ne·s tirés au sort, associations et syndicats)
  5. Mettre en place un Conseil alsacien des jeunes associant des jeunes de chaque canton pour construire des propositions et aider à l’élaboration des politiques départementales

L’avenir politique et institutionnel de l’Alsace est une question politique d’importance qui relève du débat politique national, notamment au niveau parlementaire. Nous sommes attachés à la décentralisation et regrettons l’asphyxie budgétaire des collectivités locales qui ont de moins en moins de marge de manœuvre budgétaire pour mener des politiques sociales et écologiques favorables à une transition. Sans moyens et sans leviers fiscaux, les départements et donc la CeA ne peuvent assurer les missions dont ils ont actuellement la charge.

Si les élus locaux peuvent avoir un avis sur l’avenir institutionnel de l’Alsace, c’est bien les parlementaires nationaux qui devront faire évoluer ou non les compétences de la CeA. Ce débat doit également s’articuler avec la question des rôles et des missions des départements.

Si nous sommes élus conseillers d’Alsace, nous aurons l’occasion de pouvoir échanger avec l’Initiative Citoyenne Alsacienne sur l’avenir de la CeA.

> SOLLICITATION <

Vous pouvez retrouver nos réponses sur le site web très bien réalisé de Parlons Vélo.

> SOLLICITATION <

Les enjeux de l’autonomie des personnes âgés, des EHPAD, de la désertification des services publics, de la fracture numérique grandissante ainsi que la constitution du Conseil Départemental de la Citoyenneté et de l’Autonomie (CDCA) au sein de la Collectivité Européenne d’Alsace (CEA) sont au cœur de nos préoccupations.

Nous partageons les constats et analyses sur le manque de moyens dans les EHPAD, au manque de services publics.

Sur le service public de l’autonomie et les EHPAD 

Le maintien de l’autonomie est un élément essentiel de dignité pour les personnes âgées. Mais aujourd’hui, qu’elles soient en EHPAD, en résidence autonomie ou à domicile, celles-ci souffrent de l’absence d’un vrai service public de l’autonomie fondé sur la solidarité nationale. En EHPAD, les restes à charge sont exorbitants par rapport aux revenus alors que le service rendu est trop souvent insuffisant par manque de personnel, de médicalisation, de respect du rythme et des besoins de chacun. Ce secteur est de plus en plus dominé par de grands groupes capitalistes privés (Korian, Orpéa, Domus Vi…) mais aussi de fausses structures associatives dont les dirigeants s’engraissent avec l’argent des Départements, des personnes âgées et des familles. Nombre de services d’aide et d’accompagnement à domicile (SAAD) sont au bord de l’asphyxie financière et les usagers en subissent directement les conséquences : désorganisation liée aux manques d’effectifs, de qualification des personnels et d’attractivité du métier, interventions fractionnées et standardisées, restes à charge élevés (jusqu’à payer à 100% une partie des heures des plans APA !).

Partout, que ce soit en EHPAD ou à domicile, les personnels du médico-social sont à 90% des femmes comme les aidant-e-s et même majoritairement les résident-e-s des EHPAD. En première ligne, elles sont au cœur des discriminations, victimes d’un système patriarcal et de moindre coût du travail qui les enferment dans la précarité voire la pauvreté. Les temps partiels imposés, conjugués à des minima salariaux de conventions collectives largement inférieurs au SMIC, aboutissent à des feuilles de paies aux nets à payer outrageusement bas.

Les candidates et les candidats présentés par l’alliance Strasbourg écologiste et citoyenne aux élections départementales estiment que cette situation ne peut plus durer ! Ils formulent de nombreuses propositions.  La question de l’autonomie des personnes âgés et des moyens pour améliorer la situation actuelle est une question d’ampleur nationale.

Le gouvernement, à l’instar des gouvernements précédents, est d’abord dans la communication. Une grande réforme de l’autonomie est annoncée depuis 2008 (!) et Macron lui aussi (comme Sarkozy puis Hollande) ne fait que la reporter, maintenant sous prétexte de pandémie. Cela est inacceptable. Il faut au plus vite, compte-tenu de l’urgence des solutions à apporter, une nouvelle grande loi sur l’accompagnement de l’autonomie. Le gouvernement vient de créer une 5ème branche de la Sécurité Sociale « pour le soutien à l’autonomie », mais c’est une coquille vide quasiment sans aucunes ressources nouvelles que les recettes déjà apportées à 90% par les retraités et les salariés. Pis, en s’appuyant sur un autre rapport qu’il a commandé (le rapport Vachey), il conforte l’option d’aller chercher toujours plus l’argent nécessaire dans les poches des retraités (augmentation de la CSG, réduction d’abattements fiscaux, plus grande participation financière des usagers à l’APA …) et des salariés (deuxième journée de solidarité).

À l’opposé de cette logique d’austérité et d’impréparation de l’avenir qui nuit à toutes les composantes de la société et fait le lit des assurances privées et du monde de la finance, les candidates et candidats présentés aux élections départementales par Strasbourg écologiste et citoyenne continueront d’exiger, avec plus de force s’ils sont élus un grand service public de l’autonomie. Celui-ci serait financé dans le cadre de la Sécurité Sociale.

Ce service public permettrait, pourquoi pas dans le cadre de la Fonction Publique Hospitalière, de créer un statut unique des personnels de l’autonomie. Que ce soit en EHPAD ou à domicile, cette unification du statut aurait pour avantage de faciliter l’alternance dans ces deux secteurs, les changements de services, d’ouvrir des perspectives de carrières…, les conditions de travail intégreraient les contraintes du travail à domicile avec les déplacements pris en charge totalement et sur le temps de travail, avec un accès à la formation professionnelle continue…

Un grand Service public de l’autonomie mettrait fin à l’émiettement des structures d’accompagnement à domicile, préjudiciable à une bonne gestion et aux droits des salarié⋅e⋅s.

Au niveau de notre département, nous souhaitons pour améliorer l’accompagnement des personnes âgés porter les mesures suivantes :

  1. Revaloriser le tarif pris en charge par la CEA lors du recours à des prestataires d’aide à domicile et encadrer davantage les tarifs de ces prestataires.
  2. Permettre le maintien à domicile des personnes dépendantes grâce à du personnel qualifié
  3. Proposer des solutions d’hébergement, innovantes et solidaires, comme alternatives au maintien à domicile et à l’EHPAD
  4. Augmenter le nombre de soignant·e·s et personnels en EHPAD et prévoir un plan de formation et recrutement de personnels pour répondre aux besoins des personnes âgées
  5. Obtenir de nouvelles places d’EHPAD et améliorer l’accueil des résident·e·s

Nous sommes bien conscients qu’il faut developper le  lien social grâce à la présence à temps plein et partout d’animatrices non prise en compte par les département dans les Ephads.

Sur la fracture numérique et l’accès au service public pour les personnes âgés

Le recours au numérique et les services en ligne se sont développés massivement ces dernières années. Les organismes tant publics que privés ont réduit et supprimé dans certains cas l’accès physique aux services pour des raisons de rentabilité et de réduction d’effectifs. Nous en sommes tous témoins : Pôle Emploi, la CAF, EDF, la police, les services médicaux sont désormais essentiellement joignables sur Internet.

La fracture numérique est avant tout générationnelle : alors que plus de 90 % des Français nés après 1970 sont des utilisateurs réguliers d’Internet, c’est le cas de moins d’un tiers des Français nés entre 1930 et 1949, et de moins de 10 % des Français nés avant 1930 ! La fracture numérique est également sociale. Les cadres et professions libérales restent ceux parmi lesquels les internautes réguliers sont les plus fréquents, et les ouvriers ceux parmi lesquels ils sont le moins fréquents.  Face à cela, l’accueil physique dans les services publics et les sociétés privées doit être maintenu et même redéveloppé. Le numérique continuera à se développer car il nous rend de précieux services (documentation, communication en particulier), mais comme dans d’autres domaines c’est sur les fractures sociales et des mesures d’accompagnement qu’il convient d’agir.

Sur la diminution du nombre de représentants syndicaux au sein du  Conseil Départemental de la Citoyenneté et de l’Autonomie de la CEA

La résolution de la crise de la démocratie représentative que traverse notre pays et notre département est au cœur de nos préoccupations. Pour faire face à cette crise démocratique, nous avons différentes propositions phares pour que la CEA soit plus proche des citoyens.

Nous voulons :

  1. Organiser régulièrement des «Consultations Locales » sur les dossiers structurants de la CeA
  2. Développer des forums participatifs à l’échelle des cantons rassemblant habitant·e·s, élu·e·s et professionnel·le·s de terrain
  3. Créer un droit d’interpellation citoyen du Conseil d’Alsace par pétition
  4. Instaurer un Conseil Économique Social et Environnemental départemental pour impliquer tous les acteurs locaux (citoyen·ne·s tirés au sort, associations et syndicats)

La diminution du nombre de représentants syndicaux au sein du  Conseil Départemental de la Citoyenneté et de l’Autonomie de la CEA est une mauvaise mesure. Défendre la présence syndicale au sein du CDCA dont parle l’intersyndicale et en étendre même les compétences est une nécessité démocratique.