Communiqué de presse de Jeanne Barseghian, tête de liste Strasbourg Écologiste & Citoyenne, le 2 juin 2020

Depuis un an et pendant toute la campagne, j’ai été claire sur un point : notre démarche est celle d’un rassemblement écologiste, social et démocratique, que nous avons voulu le plus large possible. Notre liste a réuni près de 28% des voix au premier tour de l’élection municipale le 15 mars dernier, confirmant ainsi la forte aspiration des Strasbourgeois·es au renouvellement démocratique, à la prise en compte de l’urgence climatique et à la lutte contre les inégalités.

Arrivée en tête, il était de ma responsabilité de rassembler autour d’un projet de transformation pour Strasbourg. C’est dans cette intention que j’ai tendu la main à la liste conduite par Catherine Trautmann. Ces derniers jours et jusqu’à aujourd’hui midi, mon équipe et moi-même avons travaillé sans relâche à essayer de trouver un accord.

C’est avec regret que je prends acte de l’échec de ces négociations, et ce malgré les offres multiples, équilibrées et respectueuses que nous avons mises sur la table. Nous avons proposé d’intégrer sur la liste fusionnée les colistier·ères de la liste « Faire ensemble Strasbourg » à la proportionnelle des scores du premier tour, soit 20 élu·es en position éligible à la Ville et 15 à l’Eurométropole.

Mais cela n’a pas suffi. Notre proposition en matière de gouvernance de la majorité, à la Ville et à l’Eurométropole, que nous souhaitons collégiale et paritaire, n’a pas trouvé d’écho favorable. Seul importait à l’équipe de « Faire Ensemble Strasbourg » d’imposer la présidence de Catherine Trautmann à la métropole.

Pour ma part, je considère qu’un projet métropolitain ne peut qu’être co-construit entre les 33 communes de l’EMS. Strasbourg, ville centre, y prendra toute sa part, main dans la main avec les communes de première et seconde couronnes, en coopération avec les territoires voisins, de part et d’autre du Rhin.

De plus, de vraies divergences de fond sont apparues sur les questions d’infrastructures routières, d’accessibilité, de partage de l’espace public ainsi que des investissements nécessaires à la transformation écologique de la ville.

Nous prenons donc acte de cette nouvelle donne, au démarrage d’une campagne de second tour tout à fait inédite. Dans quatre semaines, les Strasbourgeois·es sont appelé·es à voter pour un projet municipal. Dans ce contexte de crise sanitaire, économique et sociale, il est de ma responsabilité de proposer des mesures d’urgences et d’accompagnement notamment des plus vulnérables, du monde du travail, des entreprises et des acteurs associatifs et culturels.

Fidèle à mes convictions, je mettrai ma détermination à rassembler tous·tes les Strasbourgeois·es, quelqu’ait été leur vote du premier tour, autour d’un projet ambitieux de transformation.

Pour écrire cette nouvelle page de l’histoire de Strasbourg, nous faisons le pari de l’espoir et de l’enthousiasme, en proposant de nouveaux visages, de nouvelles perspectives et en dessinant les contours d’un futur désirable pour notre ville. Nous voulons faire de Strasbourg une capitale européenne résiliente et exemplaire, en entrainant avec nous tous·tes les habitant·es et toutes les forces vives du territoire.