Faut-il y croire ? Doutes, limites… et rebonds
D’accord, poser la question, c’est déjà y répondre. Oui, la compensation locale n’est pas la solution magique qui lave toutes nos émissions d’un coup de sécateur. D’ailleurs, l’ADEME et Carbone 4 rappellent régulièrement : la compensation, ça vient après la réduction.
Petit exercice utile : sur 10 kg de CO2 à compenser, mieux vaut en économiser 6 (changer de moyen de transport, isoler chez soi…), puis agir sur les 4 restants via un projet local.
La vraie force, c’est ce supplément d’âme du “faire ensemble”, à l’échelle de rues, d’écoles, de quartiers. Et là, pour avoir passé des heures à composter, pailler, discuter, je sais que ça crée des liens qui vont au-delà de la fiche bilan carbone.
Par ailleurs, tous les projets citoyens sont loin d'être “labellisés” (comme le Label Bas Carbone ou Gold Standard pour l’international). Mais, bonne nouvelle : la ville de Strasbourg, la Région, et plusieurs partenaires travaillent à une reconnaissance officielle, ce qui donnera bientôt un gage de sérieux et de suivi.
Et puis… Même avec “seulement” 100 kg de CO2 évités ou stockés via un projet associatif, quand on croise la voisine et qu’on échange sur la couleur des tomates ou si le héron est revenu sur la friche… pour moi, ça vaut tous les labels.