Sur le terrain : exemples concrets à Strasbourg
Les écoles, vrais laboratoires de sobriété
À Strasbourg, l’école du Conseil des XV est un cas d’école (sans jeu de mots) : toiture isolée, éclairage LED partout, robinets économes en eau, panneaux photovoltaïques sur le toit… Les enfants suivent même le compteur d’électricité en classe et proposent des défis “semaine sans gaspillage”.
D’autres écoles, comme celle du Neuhof ou de la Robertsau, servent de vitrines à ces nouvelles pratiques. Entre 2018 et 2023, plus de 50 établissements scolaires ont été rénovés énergétiquement, avec une priorité aux quartiers populaires, où la question sociale se mêle à l’enjeu climatique (source : Ville de Strasbourg, Conseil municipal 2023).
Les piscines : sobriété, mais sans frissonner
Les piscines municipales, c’est le cauchemar de toute personne qui doit optimiser les consommations. Entre l’eau à 27°C, l’air humide et les horaires très larges… Pourtant, à la piscine du Wacken, la rénovation des chaudières et la récupération de la chaleur “déchets” des douches a permis de réduire la facture énergétique de 25% en trois ans. Le tout, sans que petits et grands frissonnent après la brasse coulée.
Des panneaux solaires sur les gymnases et “maisons de quartier”
Autre chantier d’envergure : l’installation de panneaux photovoltaïques sur les toits des gymnases et des grandes salles municipales. La ville table actuellement sur 32 sites “solaires” d’ici fin 2025 (source : Eurométropole, Direction Énergie) – de quoi produire l’équivalent de la consommation annuelle de 450 foyers.
- Gymnase Reuss au Neuhof
- Maison des associations à la Krutenau
- Écoles maternelles à Ostwald, etc.
Habitants et collectifs locaux peuvent parfois être associés à la gouvernance et à l’investissement : certains projets sont réalisés en “autoconsommation collective” (les kWh produits sont partagés entre l’école, la crèche voisine, etc.). En savoir plus