L’Eurométropole de Strasbourg : le « chef d’orchestre officiel »
Commençons par mettre un visage sur le principal acteur : l’Eurométropole de Strasbourg. Pour faire simple, l’Eurométropole, c’est comme le super-maire de la grande agglomération strasbourgeoise. Elle réunit 33 communes, soit près de 515 000 habitants (source : strasbourg.eu), et gère tout ce qui dépasse le cadre d’une seule ville : transports, gestion des déchets, urbanisme, climat… C’est aussi elle qui applique « pour de vrai » la plupart des politiques de transition écologique décidées au niveau national ou régional.
Concrètement, c’est à l’Eurométropole qu’on doit :
- Le développement du réseau vélo qui fait rougir la moitié de la France (plus de 700 km de pistes, selon l’Eurométropole),
- La gestion du tri sélectif, des déchèteries et désormais du compostage collectif,
- Le Plan Climat Air Énergie Territorial (le fameux PCAET), c’est-à-dire toute la stratégie locale pour réduire les émissions de gaz à effet de serre,
- Les « aides à la sobriété » pour encourager la rénovation énergétique des logements,
- Les grands projets urbains mêlant nature et ville (par exemple, la transformation de la Presqu’île André Malraux en « quartier modèle de la ville durable »).
L’Eurométropole, c’est aussi un gros employeur : plus de 7 000 agents, dont une bonne partie impliquée dans les enjeux environnementaux (services Espaces verts, Mobilités, Développement durable…).
Zoom sur le PCAET : un chantier central mais discret
Alors le Plan Climat Air Énergie Territorial, c’est quoi ? C’est le document-cadre qui fixe, pour les années à venir, nos objectifs locaux : réduction de 40 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 (par rapport à 1990), neutralité carbone en 2050, 100 % d’énergies renouvelables ou de récupération pour la chaleur urbaine, etc. (Source : strasbourg.eu/plan-climat).
Derrière ce document, il y a toute une armée de chargés de mission, mais surtout un réseau de partenaires locaux (associations, bailleurs sociaux, entreprises) qui doivent jouer collectif. Et c’est souvent là que tout se joue…